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Le Modernisme

by Thaïs & Marie Folks |

« Less is more » 
Ludwig Miss Van der Rohe

 

C'est dans les premières années du XXe siècle que le mouvement Moderne voit le jour, après avoir puisé son inspiration dans le mouvement Arts and Craft créé en Angleterre quelques années auparavant.

Le fonctionnalisme est à l’honneur au lendemain de la première guerre mondiale... Le terme de modernisme ou « mouvement moderne » est utilisé pour la première fois par l’architecte et historien de l’art allemand Nikolaus Pevsner en 1936. Ce courant international d’architecture et de design s’adapte aux nouvelles idées de la démocratie et de réforme sociale. Son leitmotiv : le monde de l’art et le monde de l’industrie cohabitent afin de faire profiter de produits esthétiques et fonctionnels à toutes les classes sociales. Une philosophique qui reste dans la lignée de l’Art Nouveau.

C’est le groupe De Stijl, rassemblant artistes, peintres, designers, architectes et théoriciens (dont Piet Mondrian) qui lance la tendance moderniste en Europe. Fondé en 1917 aux Pays Bas autour de Théo Van Doesburg, ils ont pour philosophie de donner un nouveau sens aux arts, et la volonté de supprimer toute figuration au profit de formes simples et de l’utilisation de couleurs primaires.

Le travail du designer et architecte Gerrit Rietveld illustre très bien les réflexion de De Stijl : la chaise « Red and Blue » de 1918 ou encore la chaise « zig zag » de 1932.

 

Quelques années plus tard, c’est en Allemagne que va naitre l’une des écoles les plus prestigieuses et pionnières en matière de modernisme : le Bauhaus (fondé en 1919 par Walter Gropius). 

Le principe « de la fonction nait la forme » devient la base du modernisme et signifie que c’est le caractère utilitaire d’un objet qui doit en déterminer la forme. L’école réunissait l’Ecole des Arts Décoratifs et l’Académie des Beaux Arts ; le but étant d’abolir l’éternelle frontière entre Arts majeurs et Arts mineurs et de créer une union entre arts picturales, artisanat, etc.

Le Bauhaus a connu de grands noms de l’architecture et du design : Joseph Albers, Marianne Brandt, Peter Keler, Wilhelm Wagenfeld, ou encore Marcel Breuer, qui révolutionna le monde du design en employant pour la première fois de tubes d’acier cintrés. Ce fut d’abord en 1925 avec le fauteuil Vassily (conçu pour l’appartement de Kandinsky) ou encore avec la chaise Cesca quelques années plus tard.

Une autre figure majeure du Bauhaus, qui prendra d’ailleurs la succession de Gropius à sa direction : l’architecte et designer Ludwig Mies Van Der Rohe dont le Fauteuil Barcelona édité par Knoll est devenu l’une des créations emblématiques en matière de modernisme.

En France, c’est lors de l’Exposition des Arts Décoratifs de Paris de 1925 que le modernisme a vu le jour. A cette époque, une querelle apparait entre les modernistes et les traditionalistes.

L’un des Pavillons, « Hôtel d’un riche collectionneur », présente le mobilier de Jacques Emile Ruhlmann, qui travaille l’ébénisterie et incarne les grandes traditions françaises qu’il adapte aux années 1920. Son style allie formes modernes et géométriques avec celles issues des styles du passé. L’ornement disparait mais l’utilisation de matériaux précieux reste de mise.

Face à ce pavillon traditionaliste, d’autres propositions existent, beaucoup plus modernes et radicales. La plus emblématique est le « Pavillon de l’Esprit Nouveau » de Charles Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier : meubles tubulaires, abandon total de l’ornement, utilisation de matériaux simples, de lignes épurées et la volonté de proposer un mobilier accessible à tous. Ses idées se rapprochent du Bauhaus.

Selon le Corbusier, le mobilier doit faire partie intégrante de l’architecture d’un bâtiment (ex : Villa Savoye).

Il s’associe rapidement avec son cousin Pierre Jeanneret et l’architecte - designer Charlotte Perriand, a propos de laquelle la Fondation louis Vuitton a récemment consacré une superbe retrospective. La pièce emblématique de cette association est le célèbre fauteuil "grand confort" présenté pour la première fois au Salon d’Automne de 1929.

C’est à ce fameux salon de 1929 que les modernes se voient refuser l’accès et fondent alors l’Union des Artistes Modernes (UAM) autour de Robert Mallet Stevens et Francis Jourdain, rapidement rejoints par Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Louis Sognot, Pierre Chareau ou encore Eileen Gray. Les membres de l’UAM veulent créer un art social qui pourra s’adapter aux nouvelles technologies industrielles. 

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