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15ème Biennale d'art contemporain de Lyon

by MARIE TRASSAERT |

La Biennale d’art contemporain de Lyon est une exposition d’art internationale créée en 1991 par Thierry Raspail et Thierry Prat et à lieu toutes les années impaires en alternance avec la Biennale de la Danse de Lyon créée elle en 1984. Cette année la direction artistique est confiée à Isabelle Berlotti, directrice du musée d’art contemporain de Lyon et nouvelle DA de la Biennale depuis 2018.

Cette 15ème Biennale d’art contemporain lyonnaise célèbre l’art d’une production locale et répond au scénario universel de la désindustrialisation avec une production artistique in situ. Son succès réside surtout dans l’expérience de la visite plus que dans le résultat final. 

En place jusqu’au 5 janvier 2020, elle s’intitule “Là où les eaux se mêlent” d’après un poème de Raymond Carver. Le commissariat a été confié à l’équipe des curateurs du Palais de Tokyo. Cette nouvelle édition a lieu pour la première fois dans les anciennes usines Fagor, au sein du quartier de Gerland. En 2015, la production des usines FagorBrandt a dû être délocalisée en Pologne, laissant sur le carreau des centaines d’ouvriers. Lorsque les artistes invités (comptabilisant plus de 30 000 mètres carrés d'exposition, cette édition comporte 55 artistes) à participer à l’exposition le visitent, ils le trouvent en l’état. Dans les quatre halles de l’usine qui les accueille, aucune cloison n’a été construite et la plupart des artistes sélectionnés n’ont jamais exposé en Europe : un vrai parti pris donc. 

Folks a eu la chance de participer à l’inauguration de cette nouvelle biennale au sein des usines Fagor.

Les coups de cœur de cette 15ème édition : 

Morgan Courtois : s’inscrit dans la lignée de ceux qui, à l’émergence de l’art nouveau, se fascinaient pour la botanique. Fervent lecteur, il se passionne pour le monde du vivant. S’il cherche dans les pages d’ouvrages scientifiques ce qui donne à la nature ses raisons d’être, c’est un monde poétique à l’esthétique sensible que ses œuvres traduisent. Les oeuvres de l’artiste s’inspirent de la botanique, de l’architecture et du corps masculin pour embrasser le figuratif, le décoratif et le sensuel. Pour la Biennale, il compose un paysage baroque et minimal qui fusionne les catégories et les représentations traditionnelles qui opposent sujet et objet, nature et artifice. S’appuyant sur des photographies érotiques du début du XXème siècle qu’il combine à des séances de pose organisées dans son atelier, Morgan Courtois n’en retient ici que des détails qu’il agrandit, jouant de l'ambiguïté organique entre le pli d’une aisselle et le plissé d’un tissu, qu’il associe à des fragments surdimensionnés d’éléments végétaux.

Stephane Thidet : crée des univers ordinaires où s’opèrent des décalages. Ses œuvres mettent en scène sa vision de la réalité en l’imprégnant de fiction et de poésie. S’appuyant sur des situations de la vie courante, il y décrit la notion d’instabilité face à l’érosion du temps et de l’action qui mène à leur disparition. Ses différentes pièces sont le résultat d’un simple geste qu’il applique à des objets, des situations. Son travail tient à la fois de la sculpture et de l’installation. En jouant avec des éléments naturels, Stéphane Thidet instaure des visions d’une intense poésie, en plongeant le public dans des univers oniriques, où son imagination dialogue subtilement avec celle de ceux qui les contemplent.Pour la Biennale, il importe indoor une portion de paysage imaginaire qui convoque l’univers du motocross, sa relation à la nature que la machine sculpte et apprivoise, et la projection plus fantasmatique de territoires vierges. Cette œuvre grandeur nature dessine un horizon immaculé sur lequel le passage d’une moto a révélé dans son sillon, à la manière d’un pinceau, la couche de terre inférieure de cette topographie accidentée.

Bianca Bondi : Artiste alchimiste, Bianca Bondi conçoit de véritables univers, des écosystèmes en perpétuelle mutation qu’elle fait évoluer au gré d’opérations chimiques de ces éléments et d’un peu de magie, pour en prélever leur symbolisme. Les pouvoirs de la Lune ou les propriétés purificatrices du sel comptent ainsi parmi ses alliés. Sensible au passé des Usines Fagor, autant qu’à leur fermeture brutale en 2015, Bianca Bondi imagine pour la Biennale un univers domestique cristallisé sous un manteau de sel. Une cuisine au propre comme au figuré, comme un clin d’oeil à la production d’électroménager des Usines, autant qu’à ses propres secrets de fabrication.

La Biennale se poursuit au MAC ainsi que sur la Presqu’île de Lyon. La 15ème Biennale d’art contemporain est organisée autour de ces 4 plateformes complémentaires : Veduta, Résonance, Jeune création internationale et Expositions associées, qui irradient l’ensemble du territoire.

“De très belles installations réalisées par des artistes à suivre absolument, même si les œuvres sont, selon nous, trop souvent perdues et peu mises en valeur au milieu de cette vaste architecture...”


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L’intéressant article de Rue89 

 

 

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